En cause : le manque de rentabilité. « Les horaires ne correspondaient pas à la demande des clients, regrette Bernard Chion, directeur commercial chez Novatrans, opérateur chargé de «vendre» les trains pour le compte de la SNCF. Il aurait fallu que les trains arrivent deux heures plus tôt à Avignon et en repartent deux heures plus tard pour attirer les transporteurs. Or, les grilles horaires de la SNCF ne le permettent pas. Et puis les volumes n'étaient pas au rendez-vous en raison du ralentissement économique ». Des incohérences que Jean-Yves Tanguy, P-dg de la STAT (22), dénonce aussi : «les douze heures nécessaires pour effectuer un Rennes-Lyon en train contre seulement neuf en camion. Sans compter que les marchandises, qui doivent encore pour la plupart être dégroupées avant leur livraison, arrivent à six heures à Lyon, soit deux heures trop tard ». Pourtant, le dirigeant avait à l'époque investi 2 millions d'euros€dans l'achat de dix caisses. Les régions prenaient alors 30 % du montant à l
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