L'accord signé par les deux pays, en janvier 2001, prévoit que le chantier, d'un coût estimé à 15 milliards d'euros, doit s'achever en 2012 pour une mise en service en 2015. Mais suite à l'audit défavorable remis au gouvernement français (L'OT 2206), les Italiens craignent un blocage du projet. C'est pourquoi ils ont décidé d'avancer les fonds prévus par l'Union européenne pour le financement. En plus de la somme déjà budgétée pour 2003 par Rete Ferroviaria Italiana (RFI), société publique en charge des infrastructures des chemins de fer italiens, 50 M€ supplémentaires seront débloqués. Côté français, les élus s'inquiètent aussi d'un éventuel report. « La liaison Lyon-Turin est capitale pour notre région, mais aussi pour l'Europe puisqu'elle reliera l'Espagne à l'Italie et aux pays de l'est », affirme Gérard Collomb, maire de Lyon. « La France ne peut pas se désengager comme ça d'un projet transfrontalier. Elle a déjà dépensé près de 300 M€ dans les études et les tra
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