- L'Officiel des Transporteurs : Cinq ans après son entrée en vigueur, quel bilan tirez-vous de l'action directe ?
Didier Leandri : Le texte a été rapidement assimilé par les transporteurs. Et je constate que le texte est utilisé quotidiennement comme un mode de résolution des impayés et des litiges. Mais côté chargeurs, nous ne pouvons nous satisfaire d'une disposition qui nous amène à payer deux fois le prix du transport.
- L'O.T. : Pensez-vous que le texte a contribué à assainir les relations entre les chargeurs et les transporteurs ?
Didier Leandri : Avec le recul, il faut bien reconnaître que ce texte n'a pas démontré sa pertinence. Les initiateurs du texte pensaient que l'action directe serait un instrument privilégié de régulation. Mais au final, nous considèrons qu'elle n'est pas un outil d'assainissement contractuel et qu'il a généré plus d'effets pervers
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