Le service au secours des carrossiers

Norbert Detoux, ancien président de la Fédération Française de la Carrosserie et maintenant président du salon européen de la Carrosserie peut être fier de son initiative.

Lancée dans le scepticisme au début des années quatre-vingt, la manifestation lyonnaise a incontestablement passé la vitesse supérieure cette année. Près de 500 exposants, 18 % de surfaces en plus par rapport à 2001, le salon ne connaît pas la crise. A tel point d'ailleurs qu'en panne de manifestation parisienne, les constructeurs ont accroché le wagon. Tous étaient venus à Lyon, à l'exception de MAN. Mais derrière cette embellie de façade, il est une réalité qu'il convient de ne pas oublier : la carrosserie traverse une période particulièrement difficile, certains exposants n'ayant pas hésité à parler de « période détestable ». Car l'évolution des immatriculations va à l'inverse du nombre de stands. Le marché semis et remorques de six grands pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Pays-Bas), traditionnellement autour de 120 000, est péniblement passé au dessus de 100 000 l'année dernière. Le début de l'année ne s'annonce guère réjouissant avec un recul de près de 20 %. La carrosserie française est au diapason, avec une baisse de 6 % en 2002 et un recul attendu de plus de 10 % en 2003, pour se situer à un niveau d'immatriculations de 20 000 environ, une performance qui nous renvoie au milieu des années quatre-vingt dix. Les carrossiers présents à Lyon refusent cependant de tomber dans la sinistrose et tous ont mis en avant une arme réputée fatale : le service. Il ne s'agit pas de laisser de côté le poids de l'innovation et du progrès technique en carrosserie, mais les difficultés financières de leurs clients et la chute de leurs marges les obligent à trouver de nouvelles parades. Chez Lamberet, l'attention est portée vers la solution « lease ». Chez GT, le discours est très service-service. Et partout sont mises en avant la nécessaire relation client et l'indispensable adaptation des produits aux besoins des transporteurs. Le discours n'est pas neuf. Il se veut rassurant. Il est surtout symptomatique d'une période de gros temps. Attention, les constructeurs, récemment encore, ont tenu le même discours et ont confondu service avec financement facile et conquêtes artificielles de parts de marché. Le réveil fut douloureux.

Editorial

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