Gilles en concurrence avec Dominique ?

Lors d'un déplacement qu'il a effectué dans la France du transport (chez les transports Jacot, dans la Somme), Gilles de Robien en a profité pour aller de l'avant dans le processus d'harmonisation du transport routier en Europe.

Il nous a promis pêle-mêle une mission parlementaire chargée d'analyser l'état de santé économique et social de la profession, des propositions pour clarifier le cabotage, le prochain transfert de la gestion de l'examen de l'attestation de capacité et la relance de discussions auprès de ses collègues en matière de gazole et de temps de conduite et de repos. Pourquoi une telle débauche d'énergie à quelques jours de la pause estivale? Et alors même que Dominique Bussereau poursuit lui aussi ses visites dans les entreprises de transport et qu'il est toujours, à notre connaissance, secrétaire d'Etat aux transports, pourquoi son ministre de tutelle vient-il lui voler la vedette sur des sujets, qui, a priori, sont pleinement de son ressort ? Certes, Gilles de Robien était chez lui, car il n'oublie pas qu'il a été et qu'il sera de nouveau, sauf circonstances exceptionnelles, maire d'Amiens. Certes, le P-dg des transports Jacot est également président de la FNTR locale et le ministre a repris à son compte plusieurs des propositions récurrentes de la FNTR. Certes, nous ne pouvons qu'applaudir à de telles initiatives qui apportent un soutien psychologique à une profession qui en a besoin. Mais cette partition à quatre mains entre le ministre et son secrétaire d'Etat ne présage rien de bon. Il est rare de voir un ministre s'intéresser d'aussi près au problème de l'examen d'attestation de capacité. Généralement, son rôle est plutôt de nature politique, le secrétaire d'Etat s'occupant justement des contingences techniques. D'où une question : quelle est la véritable mission de Dominique Bussereau ? Nous n'osons pas croire qu'il puisse y avoir derrière de sombres questions de jalousie (le secrétaire d'Etat est un proche du premier ministre) ou des arrières pensées bassement politiciennes. Le transport routier a besoin de tout, sauf de servir de caution à une mésentente politique.

Editorial

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