Il est 9 h 00 sur le port du Havre. Thierry*, conducteur routier au sein d'une PME locale de transport de conteneurs, arrive sur le terminal de l'Europe. Sa mission : livrer deux caisses de vingt pieds. Devant lui, près de vingt-cinq camions stationnent les uns derrière les autres, à la manière d'un serpentin, à l'entrée de la zone portuaire. Dernier de la file d'attente, Thierry coupe son moteur. Il sait qu'il va devoir patienter plusieurs heures avant d'atteindre les « aubettes », communément appelées guichets AMPE (avis de mouvement portuaire électronique). Les chauffeurs sont obligés d'y passer s'ils veulent obtenir l'autorisation administrative de déposer leurs «boîtes».
Les premiers rayons de soleil de la matinée réfléchissent sur la vitre de la cabine. Thierry, les deux avant-bras appuyés sur le volant, remarque
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