Grâce à des trafics soutenus, notre chiffre d'affaires a progressé de 10 % de septembre 2001 à janvier 2002. Date à laquelle un de nos plus gros clients nous a lâché, sans préavis, au profit d'un concurrent étranger. L'industrie automobile, secteur avec lequel nous réalisons 40 % de notre CA, a en outre subi le retournement de la conjoncture. Sur les quatre derniers mois, nous enregistrons donc une stabilité de notre activité.
Ce ralentissement est survenu au moment même où les prix de revient ont augmenté. Sur février et mars, les coûts ont cru de 1,5 % à 2 %, notamment suite à la hausse du poste « gazole », mais aussi des charges liées aux pneumatiques, autoroutes et assurances. Nos marges s'en sont trouvées grevées. Et nous n'avons pu passer aucune revalorisation tarifaire du fait de la conjoncture morose. Nous avons donc préféré reporter l'application de la majoration des heures de nuit, cette nouvelle disposition n'étant pas encore obligatoire. Nous risquions sinon de perdre en compétitivité par rapport aux autres transporteurs. D'autant qu'en région Picardie, nous sommes confronté
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