Faute d'avoir obtenu gain de cause sur le treizième mois au plan national, le syndicat CFDT avait appelé les salariés du transporteur auvergnat à bloquer l'accès au dépôt de l'entreprise. Un choix manifestement stratégique dans la mesure où le dirigeant de l'entreprise, Daniel Nicolas, est également vice-président et président régional de la Fédération nationale des transporteurs routiers. Ce dernier précise que « sur les 300 salariés que compte le site de Clermont-Ferrand, seule une trentaine et majoritairement des agents de plate-forme, a répondu à l'appel des délégués syndicaux ». En entamant des négociations, la direction a mis fin au mouvement social. Les grévistes demandaient un 13e mois et une augmentation de salaire de 8 %, qualifiée d'« économiquement impensable » par le dirigeant des Transports Nicolas (30,5 M€ de CA). « Le revenu annuel de nos salariés est déjà supérieur de 2 % au minimum conventionnel, constate le chef d'entreprise. Nous y avons ajouté deux majorations pour anci
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