Ne seraient-ce la température et la luminosité, on a l'impression de faire un saut d'une cinquantaine d'années en arrière dans le temps. Plusieurs centaines de femmes en blouses bleues sont penchées sur leurs machines à coudre. Des jets de vapeurs surgissent ça et là des presses. Cliquetis d'aiguilles et bruits de moteurs industriels, entre les allées étroites séparant les machines, des « monitrices » surveillent la bonne marche des productions.
Ces ateliers sont légions dans les banlieues de Tunis. Les métiers des confectionneurs et tisserands Français ont été les premiers à être débarqués en pièces détachées à Tunis. « Ici nos ouvrières gagnent 250 dinars par mois. C'est bien plus que le Smic local qui est à 190 dinars... » explique le jeune responsable français d'une usine tissant de la maille de luxe pour une grande marque nationale. « Les charges sociales sont inférieures à 25 % et l'on travaille cinq jo
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