Un projet de deuxième décret Gayssot relatif au temps de travail des conducteurs et au contingent d'heures supplémentaires est présenté le 6 mars aux partenaires sociaux. Texte qui doit remplacer celui du 27 janvier 2000 partiellement annulé par le Conseil d'Etat en novembre 2001. Immédiatement, les syndicats de salariés déclenchent les hostilités en organisant une journée d'action le 11 mars à proximité des dépôts pétroliers. Hormis la CFDT, ils ne cachent pas leur opposition au maintien de mesures dérogatoires au droit du travail pour le transport routier de marchandises. De leur côté, les représentants des employeurs plaident pour la mise en place rapide d'un dispositif - aussi proche que possible de l'ancien - permettant de retrouver « un cadre juridique sécurisé ». Ce qui n'interviendra qu'après plusieurs semaines de discussions. Accouchée dans la douleur au sein d'un groupe de travail paritaire arbitré par les pouvoirs publics, la version définitive du « décret Gayssot bis » (daté du 25 avril et publié au Journal Officiel du 28) se présente comme un subtil
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