À compter du 1er avril prochain, les arrêts maladies seront moins bien indemnisés : c’est la loi de financement de la sécurité sociale, ainsi qu’un décret du 20 février 2025 qui l’ont acté.
Jusqu’à présent, les indemnités journalières de la sécurité sociale étaient calculées sur 50% du salaire journalier de base, avec un plafond à 1,8 Smic. A partir du 1er avril, ce plafond est abaissé à 1,4 Smic.
L'employeur supportera la différence
Pour les salariés, cette mesure sera indolore, car ils continueront à bénéficier du maintien de salaire de leur convention collective. L’Otre note : « Dans tous les cas, c’est l’employeur qui devra supporter la différence liée au recul de la sécurité sociale. Il faut dire que pour pouvoir assumer cette charge, les employeurs souscrivent un contrat d’assurance dédié. Une telle dépense supplémentaire entrainera donc forcément une hausse tarifaire à propos de laquelle alertait le Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip) en début de semaine. Selon lui le recul de la sécurité sociale sur les arrêts maladie entrainera un report de 800 M€ sur les cotisations payées par les entreprises. Les salariés ne seraient pas non plus épargnés dans le cadre du financement des prestations d’incapacité temporaire de travail notamment. »
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